Un dixième anniversaire du Mois de l’ESS avec Nicolas Hulot

31/10/2017 Brèves
Observation de l'ESS

Dix ans déjà que se déroule au mois de novembre le Mois de l’ESS. Un anniversaire dans un contexte particulier, puisque c’est le moment choisi par Nicolas Hulot pour évoquer publiquement son intérêt pour cette économie et tracer quelques lignes directrices de l’action du gouvernement.

 

Nouvelle séquence. La mobilisation autour de la diminution des emplois aidés est loin d’être éteinte du côté des acteurs de l’ESS d’autant que le débat parlementaire sur le projet de loi de finances est en cours. Mais ce 10e Mois de l’ESS, est l’occasion pour le ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot et son Haut-Commissaire à l’ESS, Christophe Itier d’enclencher, officiellement, la politique ESS du gouvernement Philippe. Après avoir présidé une séance du Conseil supérieur de l’ESS début octobre, Nicolas Hulot a ouvert officiellement la 10e édition du Mois de l’ESS le 25 octobre. « Ce que vous me demandez, c’est un portage politique de l’ESS », a interpellé Nicolas Hulot lors de son discours aux acteurs réunis dans son ministère. En relevant les chiffres du poids de l’ESS dans le PIB et dans l’emploi, il a ajouté : « à moi d’amplifier ces chiffres que vous connaissez mais que beaucoup d’autres ignorent encore. »

Un pacte à cinq ans

Le ministre, a tracé les grandes lignes de la stratégie à construire pour l’ESS, en présence de Christophe Itier, mais aussi d’Odile Kirchner qui quitte en cette fin d’année son poste de déléguée ministérielle à l’ESS après 20 mois à animer l’écosystème. Il a évoqué un « pacte à cinq ans » constitué de plusieurs orientations :

  • Améliorer le cadre réglementaire, fiscal… de l’ESS au travers d’un Social business act, promu par Christophe Itier dès son arrivée, qui certainement trouver une autre appellation dans les prochaines semaines
  • Encourager les stratégies de coopérations et de regroupement d’entreprises de l’ESS, notamment afin de mieux répondre à la commande publique.
  • Faire reconnaître le bénévolat comme « capital immatériel de l’association »
  • Améliorer la reconnaissance de l’ESS dans le grand public
  • Evaluer l’impact de chaque politique publique sur les structures de l’ESS.
  • Co construire un accélérateur de l’innovation sociale avec les acteurs et les territoires.

Une échéance a été fixée par Nicolas Hulot : « transcrire en acte ces intentions d’ici la fin de l’année prochaine (2018) ».
Rendez-vous est déjà pris pour la onzième édition du Mois de l’ESS.