L'e-santé, un enjeu pour les acteurs de l'ESS

L’UE considère aujourd’hui les technologies de l’information et de la communication comme une nécessité sociale et une opportunité économique. L’enjeu est de transformer ce qui a été investi pendant vingt ans dans des programmes européens en bénéfices concrets à grande échelle. Un certain nombre de secteurs de l’ESS pourrait s’en saisir.

Ces dernières années, l’Union européenne s’est emparée de la politique dite d’ « e-santé ». Le développement des services d’e-santé au niveau européen devrait faciliter l’accès aux soins de santé, peu importe la situation géographique, et ce, grâce à des programmes innovants de télémédecine. Bien que l’UE investisse depuis plus de vingt ans dans la politique d’e-santé, cette dernière n’a en effet réellement pris son envol que très récemment.

Les TIC : un moyen de résoudre des problèmes sociaux

Le point de départ a été l’adoption de l’Agenda numérique pour l’Europe en mai 2010 dans le cadre de la Stratégie Europe 2020 qui devrait assurer à l’Union « une croissance intelligente, durable et inclusive ». L’e-santé entre dans le cadre du septième domaine d’action prioritaire de l’Agenda : « Utilisation des TIC pour résoudre des problèmes sociaux actuels »[1] et devrait ainsi permettre des réductions dans la consommation d’énergie, d’améliorer les cadres de vie des personnes âgées ou encore de transformer radicalement les services de soin.

L’e-santé se trouve au croisement de différentes politiques européennes pour la croissance des prochaines années, telles que les politiques environnementales, d’emploi, de recherche et d’innovation, du développement régional, de l’industrie ou du Marché intérieur[2].

Le plan d’action de la Commission

La Commission vient de lancer son Plan d’action e-santé (EHAP) pour la période 2012-2020 en adoptant les quatre objectifs qui seront donc au cœur de sa stratégie dans les prochaines années et auront de nombreux impacts pour le secteur socio-sanitaire. Dans le cadre de ce plan, elle a consulté toutes les parties prenantes qui ont, pendant l’été 2012, validé ces objectifs :

Mieux faire connaître les avantages et les possibilités de la santé en ligne, et l’autonomisation des citoyens, des patients et des professionnels de la santé ;

Résoudre les problèmes qui empêchent actuellement l’interopérabilité des outils de télésanté ;

Améliorer la sécurité juridique en matière de télésanté ;

[3].

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[1] : http://www.eutrio.be/files/bveu/media/documents/Agenda_numerique_pour_lEurope_Fr.pdf

[2] : http://www.eutrio.be/files/bveu/media/documents/Agenda_numerique_pour_lEurope_Fr.pdf

[3] : http://ec.europa.eu/information_society/activities/health/ehealth_ap_consultation/index_en.htm