La Cour des comptes délivre un satisfecit à l'insertion par l'activité économique

15/01/2019 Brèves
Observation de l'ESS

La Fédération des entreprises d’insertion peut légitimement se réjouir. La Cour des comptes a rendu un avis appelant à « conforter » la politique d’insertion par l’activité économique.

Dans son communiqué, la Cour des comptes « porte une appréciation positive sur ce dispositif, qui apporte
des réponses aux difficultés d’insertion des publics concernés. » Afin d’en améliorer les performances, elle formule dix recommandations à l’attention du ministère du travail et de Pôle emploi.

Des financements plus adaptés et une gestion plus efficace

La Cour des comptes explique : « les structures d’insertion reposent sur des modèles économiques fragiles et les moyens qui leur sont alloués ne le sont pas de manière optimale. Si les financements sont de provenance diverse (collectivités territoriales, FSE, etc.), plus de la moitié provient de l’aide au poste, accordée par l’État. Or le processus d’attribution de cette aide est lourd en gestion et complexe pour les structures d’insertion et les unités départementales des directions régionales des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (Direccte). Les aides sont aujourd’hui essentiellement attribuées par reconduction et les modalités actuelles de modulation en fonction de la performance n’ont pas fait la preuve de leur efficacité. La gestion des aides doit être simplifiée et fluidifiée, et l’accès à la formation facilité. La coordination des acteurs au niveau territorial devrait être également améliorée et les stratégies territoriales revitalisées.
Enfin, le secteur de l’insertion a besoin de visibilité sur les financements publics à venir, de professionnalisation de ses salariés permanents et de relais vers l’économie traditionnelle.

Pour sa part, la Fédération des entreprises d’insertion qui représente 60 000 postes d’insertion s’est réjouie de l’avis de la Cour des comptes : « les entreprises d’insertion partagent notamment les propositions formulées par la Cour concernant l’accès facilité à la formation pour leurs salariés, la simplification de la gestion des aides publiques et le besoin de visibilité sur les financements publics à venir. »

Le gouvernement s’est engagé à créer 100 000 postes d’insertion d’ici 2022.