Handicap et emploi : le rapport Gillot souligne le rôle des associations

Le rapport remis au gouvernement le 19 juin souligne la créativité et l’innovation du secteur associatif pour l’emploi des personnes handicapées et le soutien aux proches aidants. Pour ces derniers, la création d’un statut unique de proche aidant est préconisé.

Dominique Gillot, présidente du Conseil national consultatif des personnes handicapées (CNCPH) a remis le 19 juin son rapport consacré à la place des handicapées dans l’emploi et à la conciliation vie privé, vie professionnelle du proche aidant. ce rapport part du constat que notre société ne prévient pas suffisamment, ni ne s’occupe des processus de désinsertion professionnelle que vivent les personnes handicapées du fait de leur handicap, nouveau ou antérieur et les proches aidants.

Le rapport s’attarde notamment sur les solutions que proposent le secteur associatif sur ces champs et appelle à « conforter la vocation spécifique des établissements et services d’aide par le travail (Esat) et les entreprises adaptées » en privilégiant « les logiques de parcours du milieu protégé au milieu ordinaire avec garantie de retour éventuel ». Côté aidant, le « baluchonnage » initié au Québec et expérimenté depuis quelques années par des associations d’aide à domicile en France a les faveurs de l’auteure du rapport. Le baluchonnage consiste à soulager le proche aidant en organisant son remplacement au domicile par des aides à domicile qui se relaient 24/24 heures durant quelques jours.

Vers un statut protecteur de l’aidant

La loi sur le vieillissement de la population du précédent quinquennat avait institué le droit au répit pour les proches aidants, assorti d’une allocation de 500 euros maximum par an (le rapport demande son augmentation). Toutefois, le rapport Gillot note le peu d’incitations faites aux entreprises pour reconnaître la surcharge de travail que représente le rôle d’aidant pour leurs salariés. C’est pourquoi le rapport en appelle à la création d’un « cadre unifié du statut du proche aidant » qui soit protecteur et installe dans la société et l’entreprise la reconnaissance de ces proches aidants qui seraient 11 millions en France (étude BVA 2017) dont 50 % sont des actifs et 58 % des femmes.