Financement participatif : des barrières sautent

Le crowdfunding (financement participatif), y compris solidaire, intéresse de plus en plus de particuliers dans l’Hexagone, la collecte a atteint l’année passée 78, 3 millions d’euros, contre 25 millions d’euros, en 2012… Face à cette étonnante croissance, le gouvernement a pris l’initiative, lors des assises de l’entrepreneuriat en avril dernier, y voyant un nouveau moteur économique pour la création d’entreprises, d’écouter et de consulter les associations du secteur, les plateformes internet au cœur du financement participatif, les autorités financières, etc. Afin de réguler et fluidifier ce système qui permet à une personne de faire des prêts, d’investir et de faire des dons à des projets d’activité de son choix. 

 
Le projet de réforme mené par le ministre de l’Economie et des Finances, Pierre Moscovici et Fleur Pellerin, ministre déléguée aux PME, à l’Innovation et à l’Economie numérique, a été officiellement présenté le 14 février. Parmi les mesures phares : désormais les particuliers pourront faire des prêts rémunérés, une mesure qui égratigne le monopole bancaire ; chaque prêt individuel ne pourra  pas dépasser 1 000 euros, mais globalement les particuliers pourront prêter jusqu’à 1 million d’euros. Le gouvernement a par ailleurs introduit une obligation pour que les plateformes de financement participatif communiquent dans « une transparence totale »  sur la situation comptable des entreprises, leur plan de développement, et également sur les frais qu’elles demandent aux utilisateurs. 
 
Si cette réforme intéresse bien sûr les start-up, de nombreuses plateformes, telles que Spear, Ulule, Babyloean, My major Compagny, etc. soutiennent les projets et entreprises de l’ESS..