En images : une journée consacrée à la Qualité de Vie au Travail dans l'ESS

(Re)découvrez la journée de restitution des résultats de notre baromètre sur la Qualité de Vie au Travail, organisée lundi 3 février 2014 en présence notamment de Benoît Hamon.

Lundi 3 février 2014, la mutuelle CHORUM a reçu près de 300 participants à l’Espace du Centenaire (Paris), venus découvrir en avant-première les résultats de ce baromètre national exclusivement dédié à la qualité de vie au travail dans l’ESS.

Cette après-midi d’échanges, animée par François Desriaux, rédacteur en chef de Santé & Travail, était organisée en présence de Benoît Hamon, ministre délégué, chargé de l’économie sociale et solidaire et de la consommation.

C’est d’abord Sandrine Levy-Amon, directrice d’études Qualité de Vie au Travail au Pôle Opinion Corporate du CSA, qui a pris la parole pour une analyse fine des enseignements majeurs du baromètre. Deux tables rondes ont ensuite donné lieu à de fructueux échanges.

Première table ronde : « Comment faire vivre la qualité de vie au travail dans l’ESS en période de crise? »
Jean-Claude Minisini, Collaborateur politique, Fédération de la santé et de l’action sociale CGT
Jérôme Morin, Membre du Bureau fédéral F3C, CFDT
Emmanuelle Paradis, Chef de projet Prévention et Santé au Travail, mutuelle CHORUM
Julien Pelletier, Responsable Prospective et International, ANACT
Hugues Vidor, Vice-Président, UDES

Seconde table ronde :  « Comment accompagner socialement les regroupements et fusions au sein de l’ESS pour préserver la qualité de vie au travail ? »
Marine Boyer, Chef de projet Emploi et RH, mutuelle CHORUM
Valérie Defauquet, Responsable de l’Observatoire de l’Emploi et des Métiers de la Mutualité
Pierre-Yves Montéléon, Membre du Conseil fédéral, Fédération CFTC Santé et Sociaux
Julien Pelletier, Responsable Prospective et International, ANACT
Chantal Sautreuil, Secrétaire fédérale chargée de la branche Mutualité, Fédération des Employés et des Cadres FO

La journée s’est clôturée par un discours de Benoît Hamon, qui a affirmé souhaiter « que les employeurs de l’ESS retrouvent leur rôle de locomotive de l’amélioration des relations sociales, de dialogue social, des conditions de vie au travail ». Selon lui, « il est légitime que les acteurs de l’ESS se dotent d’une déclaration de principe [dans la loi ESS, NDLR] qui, au-delà de la gouvernance démocratique et de la non-lucrativité, dise qu’un employeur de l’ESS vise à un haut niveau de qualité de vie au travail ». Déclaration de principe qu’il qualifie de potentielle « belle preuve d’amour ».

Les fusions sont une source majeure d’inquiétude et de dégradation de la qualité de vie au travail révélée par le baromètre. Sur cette question, Benoît Hamon souligne le rôle de la loi ESS : « une définition légale de la subvention (…) évitera sans doute que la part de financement des associations soit principalement liée à des appels d’offre et à la mise en concurrence. On évitera des fusions non désirées, en quelque sorte. (…)Je crois que là, il y a incontestablement un effort à faire du côté des pouvoirs publics dans l’identification du problème et dans les processus d’accompagnement en cas de regroupements ».