La santé des salariés dans l’économie sociale

Les structures de l’ESS sont soumises à des contraintes (contact avec le public, horaires atypiques, insuffisance d’effectifs, de moyens matériels, travail morcelé…) qui peuvent être inhérentes aux métiers, au public, au secteur d’activité de la structure, au mode de financement de l’activité ou à des choix d’organisation… Dans tous les cas, elles ont des conséquences sur la santé des salariés.

1. Dix fiches pratiques pour mettre en œuvre une démarche de prévention des risques professionnels

Comment préserver la santé des salariés, identifier les risques, appréhender des pistes d’action, mettre en place des démarches de prévention ? Ces questions ne sont pas simples.

C’est pour y répondre que CIDES, en partenariat avec l’Usgeres, a conçu et mis à disposition des structures de l’économie sociale un outil pratique qui aborde l’ensemble des questions liées à la prévention. En 10 fiches, le guide fait le point sur la ou les questions abordées, propose des outils méthodologiques et des exemples de pratiques de prévention, fournit des références documentaires ou des ressources disponibles.

Les thèmes abordés :
– Les obligations de l’employeur
– Les risques psychosociaux et les autres risques professionnels présents dans l’économie sociale
– Une méthodologie de rédaction du document unique d’évaluation des risques professionnels et du plan d’actions de prévention
– La formation en matière de prévention et santé au travail
– Le dialogue social
– Les aides techniques, méthodologiques ou financières
– L’intégration des travailleurs souffrant d’un handicap

2. La santé des salariés dans l’économie sociale : une étude documentaire fait le point
L’étude réalisée par CIDES montre que, si l’économie sociale n’est pas plus touchée que l’ensemble du salariat par les accidents du travail, maladies professionnelles, ou autres atteintes à la santé, elle est tout de même concernée par cette question.

Les risques dominants dans l’économie sociale sont :
– Les atteintes physiques (TMS, lombalgies…) liées au port de charges, à la manutention, aux contraintes posturales et articulaires, aux chutes, pouvant conduire à des atteintes fortement invalidantes dans certains cas.
– Le risque routier, risque d’accidents survenant sur la voie publique aux conducteurs de véhicules et aux piétons.
– Les risques biologiques liés au contact d’humains ou d’animaux, facteurs aggravant les risques d’accidents et de dépressivité.
– Les risques dits psychosociaux, stress, dépressivité, maladies cardiovasculaires, TMS.

Ces risques sont dus en partie à des caractéristiques propres aux métiers de l’économie sociale, en partie à l’organisation du travail. L’étude identifie également quelques axes généraux permettant une meilleure prise en compte de la prévention des risques professionnels et de la santé.