Baromètre sur la Qualité de Vie au Travail dans l'ESS : les résultats

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Lancé par la mutuelle CHORUM avec l’appui technique de l’institut de sondages CSA et le soutien du ministère chargé de l’ESS et de la consommation, ce baromètre a permis d’obtenir une vision croisée de 6261 dirigeants et salariés

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« Je souhaite que les employeurs de l’ESS retrouvent leur rôle de locomotive de l’amélioration des relations sociales, de dialogue social, des conditions de vie au travail ». C’est ainsi que Benoît Hamon s’est exprimé lundi 3 février, lors de la restitution des résultats du premier baromètre national exclusivement consacré à la Qualité de Vie au Travail des salariés et dirigeants de l’ESS. Le ministre souligne ainsi la nécessaire exemplarité dont doit faire preuve ce secteur qui place l’humain au cœur de ses actions.

Un baromètre 100% ESS 
Lancé par la mutuelle CHORUM avec l’appui technique de l’institut de sondages CSA et le soutien du ministère chargé de l’ESS et de la consommation, ce baromètre a permis d’obtenir une vision croisée de 6261 dirigeants et salariés d’associations (72%), mutuelles (19%), coopératives (3%) ou fondations (1%). L’objectif ? Prendre la température d’un secteur qui représente 14% de l’emploi privé en France. Le but est ici de déterminer les grandes tendances… mais aussi (surtout) les pistes de progression. Les structures de l’ESS appliquent-elles réellement leurs principes de bonne gouvernance ? Ses salariés sont-ils plus épanouis que ceux du secteur privé à but lucratif ?

Un secteur où il fait bon travailler ? 
L’enseignement marquant de cette étude est l’attachement porté à l’ESS, où 85% des salariés et 92% des dirigeants souhaitent continuer à travailler. La qualité de vie y est légèrement mieux perçue par les salariés que dans le secteur marchand, avec une note de 6,3/10 – contre 6,1/10 dans le secteur privé lucratif, selon une étude de l’Anact datant de 2013. Cette satisfaction est surtout vraie pour les dirigeants (7,4/10) et pour les salariés cadres. Les points forts ? Les conditions, mais surtout le sens, la variété et l’utilité du travail, appréciés par près de 85% des salariés et par plus de 93% des dirigeants. Les managers et encadrants de proximité apparaissent à l’écoute, et salariés (80%) comme dirigeants (92%) apprécient l’ambiance de travail.

Sentiment de dégradation et inquiétudes liées aux fusions
Ces chiffres, globalement positifs, sont à nuancer par l’émergence d’un sentiment de dégradation – en particulier pour le tiers des salariés ayant vécu une fusion ou un regroupement, dont 60% estiment que la restructuration a modifié leurs conditions de travail, de manière négative pour près de 8 personnes sur 10. Seulement 1/3 est rassuré pour son emploi après une fusion. Au-delà de ces grandes tendances, se dégagent des points de vigilance : contraintes physiques (douleurs articulaires…) et relationnelles pour les salariés, dont 62% craignent les comportements ou discours agressifs de la part du public. Les dirigeants, eux, sont affectés par une pression temporelle constante (73%) et une charge de travail excessive (59%).

Quelles attentes ? 
Les attentes des salariés concernent avant tout le relationnel, l’organisation du travail, la communication. Pour les dirigeants, augmentation des moyens et financements plus pérennes sont au cœur d’une meilleure qualité de vie au travail.

Ce baromètre ouvre des pistes d’action pour co-construire la qualité de vie au travail dans l’ESS. La mutuelle CHORUM alimentera tout au long de l’année des travaux détaillés par statut et par branche, mais aussi au niveau territorial.