Scop et Scic : chiffres en hausse en 2015

28/06/2016 Brèves
Observation et promotion de l'ESS

La Confédération générale des Scop dresse un nouveau bilan positif pour l’année 2015 avec la création de 319 nouvelles Sociétés coopératives et participatives, soit une progression de 6 %. Elles sont désormais 2 855 entreprises représentant près de 51 500 salariés et générant un chiffre d’affaires consolidé de 4,5 milliards d’euros (+ 3 %)

Au cours de l’année 2015, 126 Scic et 193 Scop ont été créées, soit une hausse de 6 % pour l’ensemble des sociétés coopératives et participatives (+4 % pour l’ensemble des entreprises françaises). En ce qui concerne les Scic, il s’agit d’un véritable bon en avant avec un accroissement de 21 % (526 Scic). Les nouvelles Scic sont issues, pour les trois quart, de création ex nihilo, une sur cinq sont issues d’une transformation d’association ou d’autres formes coopératives.

Les services, principal foyer de création

La majorité des nouvelles coopératives se développent dans le secteur des services. Elles représentent aujourd’hui 1350 coopératives et 18 400 emplois. Ce secteur a généré sur 2015 la création de près de 100 entreprises et 630 emplois supplémentaires.

Le secteur de la construction reste prépondérant avec un chiffre d’affaires de 1,4 milliard d’euros malgré un contexte économique défavorable. 500 coopératives sont répertoriées représentant 11 850 salariés. L’industrie demeure stable avec 375 coopératives et près de 9 000 salariés. Quant au domaine de l’éducation-santé et de l’action sociale, il représente aujourd’hui 250 coopératives et 5 550 emplois. Le commerce se développe aussi sous forme de coopérative avec un total de 250 Scop et Scic qui emploient près de 1 800 salariés. Les activités de l’énergie et de l’environnement ne sont pas en reste, puisque ce secteur totalise 400 emplois supplémentaires en 2015.

Le mouvement des Scop a par ailleurs annoncé récemment la création du premier groupement de Scop, Calice. Une nouveauté permise par la loi du 31 juillet 2014 et qui permet à une Scop d’acquérir une autre Scop tout en organisant des règles de répartition du capital social et de gouvernance cohérentes avec les valeurs des coopératives de salariés.