Risques psychosociaux: l’organisation du travail en cause aux rencontres parlementaires

Lors des débats des rencontres parlementaires du 12 février dernier consacrées à la santé et au bien être au travail, les participants médecins, syndicalistes, employeurs, juristes, chercheurs, ont beaucoup abordé les risques psychosociaux, le stress et l’organisation du travail. En soulignant que la qualité de vie au travail ne devait pas se substituer aux risques psychosociaux, alors qu’ils ont tendance à s’accroître, et en insistant sur la question de l’organisation du travail, la mise en concurrence, la dilution des responsabilités comme facteurs essentiel de risques psychosociaux. 

 
La CFDT a rappelé combien il était important de comprendre que la question de l’organisation du travail devait devenir un enjeu du dialogue social. Le propos de la confédération syndicale a fait écho aux préconisations du député PS Régis Juanico qui a parlé « de recréer des espaces de dialogue pour les salariés ». 
 
Michel Sapin, ministre du Travail, a rappelé le cadre dans lequel désormais les questions se posent et notamment : « Qu’il fallait préserver la santé physique et morale des travailleurs, évoquer outre le dialogue social, les stratégies d’entreprise, le rôle du management, de l’évolution des métiers, des collectifs de travail, de la tendance à l’individualisation, de l’égalité,  de l’articulation entre vie privée et vie professionnelle et finalement de sens. Des enjeux qui ne sont pas périphériques au travail et qui sont les nouveaux enjeux de la participation des salariés et du débat qui doit se nouer sur le travail dans les entreprises ».