Les demandes de Udes à la conférence sociale

Lors de la conférence sociale du mois de juillet, tout en affirmant sa singularité,  l’Union des employeurs de l’ESS a cherché à faire entendre ses demandes…

C’est une voix originale qu’a cherché à faire entendre l’union des employeurs de l’économie sociale et solidaire (Udes) à l’occasion de la conférence sociale des 7 et 8 juillet. L’Union n’ayant pas été contente de ne pas avoir été invitée par le gouvernement à la séance introductive, elle l’a fait savoir à travers un communiqué de presse commun signé conjointement avec l’Unapl (Union nationale des professions libérales) et la Fnsea ( agriculteurs) dénonçant, « un traitement inéquitable et le risque d’avoir une conférence sociale à deux vitesses, à l’heure même où les crispations économiques et sociales autour du Pacte de responsabilité nécessitent un rassemblement des forces vives le plus large possible ».

CICE pour les associations

Cependant, invitées à quatre tables rondes de la conférence, l’emploi, la santé, la réforme territoriale et le développement de la croissance par l’investissement, ce fut le moment pour les délégations de l’Union de faire connaître leur point de vue sur ces sujets et de porter une nouvelle fois un certain nombre de demandes, et tout particulièrement celle que l’UDES juge centrale : l’adoption d’un crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) pour les associations, par exemple dans l’aide à domicile, comme en bénéficient les structures d’aide à domicile privée lucrative (ce que l’on peut considérer comme une véritable concurrence déloyale). Cette revendication devrait créer en cinq ans 100 000 emplois dans le secteur de l’ESS.

Simplifier le compte pénibilité

Parmi les autres préoccupations du syndicat d’employeurs, figure la simplification de la mise en œuvre du compte pénibilité pour laquelle l’Udes souhaite des aménagements. Le gouvernement ayant, depuis lors, reporté à 2016 la généralisation du dispositif, à la demande de nombreuses organisations patronales, le sujet n’est plus véritablement à l’ordre du jour, mais il fâche. «Si nous avons fustigé dès le début la complexité du compte pénibilité, il faut faire attention à ce que cela n’impacte pas trop les employeurs, nous ne sommes pas pour autant pour son retrait ».

D’autres propositions adressées à François Hollande

Par ailleurs, forte de sa demi reconnaissance, avec la loi relative à la démocratie sociale et à la formation professionnelle de mars 2014 et sa participation prochaine à la Commission nationale de la négociation collective, l’Udes est allée plus loin dans ses revendications. Puisqu’elle devait transmettre, aux lendemains de la conférence, un document avec plusieurs propositions précises, concernant le rétablissement de la compétitivité des entreprises, l’emploi, la réforme territoriale… la refonte du contrat de génération et le développement des contrats en alternance. »